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08 Jul

« La Shoah n’est plus un argument pour convaincre du bien fondé d’Israel » OPINION

Publié par Billy Jacques

La croyance populaire veut que la Shoah ait déterminée la création de l’Etat d’Israel soutenue par des nations européennes coupables. Cette croyance est partiellement vraie et sa légitimité s’étiole au fil des ans. Comment Israel devra t il communiquer pour justifier sa présence au milieu du Monde arabe?

La Shoah a créé un processus de repentance

A la sortie de la guerre la question de la Shoah reste « un point de détail » dans une Europe déchirée et affamée, veuve de plusieurs millions de ses enfants. Ce n’est qu’à partir de la fin des années 50 que le phénomène « Shoah » prend de l’ampleur avec les premiers témoignages.

Les récits relatants l’extermination volontaire et systématique des juifs durant la guerre par le régime allemand, finissent par se multiplier. Le premier et plus remarquable récit sera celui d’Elie Wiesel « La Nuit »(1956) décrivant une descente aux enfers insoutenable. La nécessité de reconstruire l’Europe et de se reconstruire retardera la thérapie de masse judéo-chrétienne qui explosera fin des années 60. La génération des enfants des collaborateurs actifs ou passifs prennent fait et cause pour l’Etat d’Israel, comme premier acte de repentance : « Nous les avons tués nous devons soutenir les survivants ».
Israel offre un feuilleton haletant pour les européens: « A peine sortis des camps, les juifs recréent leur Etat et sortent vainqueurs des velléités arabes génocidaires. »
A cette même époque, l’Amérique et l’URSS victorieux du nazisme incitent les européennes à quitter les anciennes colonies, ce que ces derniers finissent par accepter trop faibles, pour tenir une nouvelle guerre d’usure contre des pays qui aspirent officiellement à l’indépendance.
Les années 60 offrent aux jeunes européens l’occasion de rêver à un autre monde. Les guerres d’Indochine, d’Algérie, d’Inde, du Viet Nam bipolarisent le monde entre les Américains et les Russes. La jeunesse France choisira majoritairement le libéralisme économique, après une enfance de privations d’après guerre, ils se veulent mieux que leurs parents, ils désirent rendre Justice, parle d’Humanisme. Ils tournent le dos à leurs traditions, se noyant, une fois adulte, dans une société de plaisirs et d’accomplissements personnels.

La Shoah devient un standard de l’ultime souffrance, le SS l’incarnation du mal. Tout devient Juifs / Nazis. Les slogans de Mai 68 confirme cette tendance « CRS, SS ! » criaient les étudiants en manque d’imagination.
En Israel, on communique au travers de ce prisme et appelle au secours les européens face aux guerres d’extermination que promettent les nations arabes coalisées.
Les arabes réutilisent la communication antisémite hitlerienne, les juifs alertent l’Occident. L’opinion publique est pro-Israel.

1970: les soviétiques travaillent la subversion à grande échelle

Les russes créent des fronts à toute avancée Américaine: idéologique, économique, géo stratégique. Les américains voient naitre sur leur front Sud des régimes pro-russes présentés comme des socialo révolutionnaires avec des figures populaires comme Castro ou Ché Guevara. En réalité, ces régimes donneront naissance à des dictatures. Mais pour la jeunesse européenne en quête d’un renouveau, le communisme devient une aspiration du mieux. La France populaire penche à gauche, elle est sensible à l’influence soviétique.  De plus en plus de régimes du tiers-monde souhaitant l’affaiblissement de l’Occident s’associent au socialisme. Ces régimes se présentent comme des Non alignés, mais sont bien souvent affiliés à Moscou. L’Algérie, la Tunisie, la Turquie, l’Inde, la Chine, le Viet nam, la Colombie, le Mexique, Cuba, le Vénézuela, sans parler d’une vaste partie de l’Afrique. L’égalitarisme prend le dessus sur la Liberté.

Dans ce contexte les nations arabes ne sont pas en reste et rallient le pouvoir soviétique. La guerre de 1967 fait basculer définitivement Israel, alors jusque là vivant sur un modèle collectiviste à la russe, vers le camp américain. Rapidement, le KGB et l’Egypte fabriquent un socialo-révolutionnaire qui séduira de nombreux intellectuels européens: Arafat le libérateur. Coiffé d’un chech sur le modèle du Ché Guevara coiffé d’un beret local, Arafat se présente comme un leader modéré. porté par une aspiration indépendantiste et socialiste pour son « peuple palestinien ». Comme le Ché Guevara, Arafat s’avère être un dictateur sanguinaire assoiffé de pouvoir.

Mais qu’importe, la cause palestinienne entre par l’extrême gauche et pénètre la jeunesse, modèle repris par l’islam politique aujourd’hui.

Thomas Shuman, expert en propagande soviétique explique quelles ont été ses méthodes pour affaiblir l’Europe

L’Europe sous invasion islamique

L’arrivée massive d’immigrés réislamisés à coup de milliards de dollars injectés par les pays producteurs de pétrole via la télévision et récemment internet, sont insensibles à la Shoah. La communication politique musulmane évoque uniquement la Shoah pour inciter l’Europe à faire repentance et obtenir des avantages: construction de mosquées, viande halal pour tous, tribunaux islamiques, multi culturalisme etc… Récemment, le président Algérien réclame une compensation pour « le crime contre l’humanité perpétré par la France » durant la présence française en Algérie. La souffrance palestinienne est d’ailleurs devenue un contre argument fallacieux mais efficace, pour renvoyer Israel dans les cordes à chaque fois que sa diplomatie évoque le génocide des juifs d’Europe. (voir récemment à l’UNESCO)

Qui se souciera des juifs européens gazés dans 20 ans?

La Shoah n’est déjà plus un argument à mettre sur la balance pour Israel lorsqu’ils s’adressent aux nations amies ou hostiles. Si à chaque visite d’un représentant d’un pays étranger, le protocole israélien mène l’intéressé à Yad Vashem (musée de la Shoah), très rapidement la diplomatie israélienne enchaine la visite vers les universités du pays et les essaims d’entrepreneurs israéliens débordant de créativité et d’innovations en tout genre.

Israel va devoir bientôt affronter diplomatiquement le monde autrement qu’avec l’argument émotionnel en devenant ce pourquoi au fond ce pays a été créé, à savoir un pays juif sur sa terre ancestrale, sommé de démontrer son utilité dans le concert des nations.

Axel Rehouv pour europe-israel.org

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